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Auto-compassion et Hypnose Humaniste : le langage des symboles et des archétypes

  • Photo du rédacteur: Jean-Dominique POUPEL
    Jean-Dominique POUPEL
  • 17 nov. 2025
  • 6 min de lecture

L’auto-compassion : une communication bienveillante avec soi-même

 

L’auto-compassion (la compassion envers soi-même) est une pratique de plus en plus à la mode et proposée par de nombreux thérapeutes et spécialistes du bien-être.

 

Quand on parle d’auto-compassion, on parle d’un acte volontaire, par lequel nous nous observons de l’intérieur, et par lequel nous établissons une communication bienveillante, entre l'acte du dehors et sa résonance en-dedans.

 

Or la plupart du temps, le langage que nous utilisons quodiennement pour nous parler et nous interpeller, s’avère souvent être catastrophique en terme d’efficacité et de motivation.

 


L’autocritique est souvent le fruit d’un dialogue intérieur négatif alimenté par des pensées automatiques et intrusives
L’autocritique est souvent le fruit d’un dialogue intérieur négatif alimenté par des pensées automatiques et intrusives

Au lieu de l'auto-compassion, nous sommes assujettis à la sévérité redoutable et impitoyable de notre autocritique.

 

Mais, en réalité, l’auto-compassion et l’autocritique, sont toutes les deux une communication établie avec notre propre soi.

 

L’autocritique est souvent le fruit d’un dialogue intérieur négatif alimenté par des pensées automatiques et intrusives qui peuvent être irrationnelles et déformées - et qui trouve souvent son origine dans l’environnement familial, notamment une éducation trop exigeante ou marquée par la maltraitance (ce qui favorise un dialogue intérieur négatif).

 

Quant à l’auto-compassion, elle est aussi un dialogue intérieur, à la différence qu’il est composé de trois facteurs :

 

  1. La bienveillance envers soi – être gentil et compréhensif envers soi-même lorsqu’on se sent en échec, ou inadéquat plutôt que d’être dans l’autocritique.


  2. La reconnaissance de notre humanité commune – percevoir ses expériences difficiles comme faisant partie de l’expérience humaine plutôt que comme quelque chose qui nous isole et nous sépare des autres


  3. Une présence attentive (aussi appelée « pleine conscience ») – observer ses pensées, ses sensations et ses émotions, sans jugement de valeur, et leur donner la permission d’exister, sans trop s’y attacher pour autant.

 

Puisque auto-compassion et autocritique sont deux aspects d’une interaction avec soi-même, la question qui se pose, est :


Comment communiquer efficacement et avec bienveillance avec soi-même, afin d’échapper aux affres d’une autocritique néfaste ?

 

Une voie centrale, en Hypnose Humaniste, consiste à comprendre et utiliser le langage des symboles.

 

Les symboles : un cadre de compréhension

 

La physique quantique a montré que la « réalité » était constituée d’un champ d’information à densités variables.

 

L’Hypnose Humaniste considère ce champ d’information comme la Matrice elle-même, issue de la Conscience, de l’Information pure.

 


Olivier Lockert            co-fondateur de l’Hypnose Humaniste
Olivier Lockert co-fondateur de l’Hypnose Humaniste

Comme le développe Olivier Lockert, co-fondateur de l’Hypnose Humaniste, dans son ouvrage - Hypnose Humaniste – Voie de Guérison et d’Eveil,  « Il existe quelque chose qui donne forme à tout ce qui existe.

 

Et ce qui donne forme s’appelle littéralement « informare » en latin (façonner, former, donner forme).

 

C’est ce qui nous a donné le mot « information ».

 

L’information, selon la physique et selon l’étymologie du mot, est ce qui donne forme au monde et à la vie.

 

Ainsi, absolument tout, chaque objet, chaque animal, et même chaque pensée ou émotion, possède son « Objet Informationnel » : le programme qui coordonne sa forme et son existence.

 

Comme notre esprit conscient ne peut pas percevoir l’ensemble de ces « blocs d’information » en même temps, il les simplifie, leur donnant une apparence facile à manipuler pour notre cerveau : les symboles.

 

C’est ainsi que nous percevons un monde concret et, sur le plan psychologique, que nos rêves et nos émotions prennent forme.

 

Si toute expérience a une origine au niveau symbolique, alors agir symboliquement peut faciliter une transformation à la source, de manière simple et souvent rapide.


L’idée clé est pragmatique : étant de la même “matière” symbolique, nous pouvons intervenir sur notre expérience intérieure.

 

Notre esprit conscient lui-même est une combinaison du flux de Conscience issu de notre Matrice et de notre bloc automatique, inanimé, l’Inconscient.

 

Tout ce que nous avons à faire, c’est déplacer notre point d’équilibre vers une conscience plus grande pour obtenir la capacité de remodeler qui nous sommes, corps et esprit : soulager un ressenti, éliminer un traumatisme, changer une croyance, un comportement, ou quoi que ce soit d’autre…

 

Ainsi, les symboles sont des marques, signes ou mots qui indiquent, signifient, ou sont compris comme représentant une idée, un objet, une relation ou un concept, souvent par convention ou association ».


Le symbolique au quotidien : idiomes et rêves

 

Le symbolique innerve notre langage et notre quotidien.

 

Les symboles peuvent prendre diverses formes, y compris des objets, des couleurs, des formes, des caractères ou des gestes, et ils servent à représenter de manière concrète des idées abstraites ou invisibles.

 


Par exemple, une rose rouge symbolise généralement l’amour ou la romance, tandis qu’un crâne peut représenter la mort.

 

Dans la communication, les symboles permettent aux gens d’aller au-delà de ce qui est directement connu ou vu, en créant des connexions entre différents concepts et expériences.

 

Ils sont fondamentaux pour la compréhension humaine et sont utilisés dans toutes les cultures pour exprimer des idéologies, des structures sociales et des croyances partagées.

 

Notre soi communique toujours avec notre conscience par des symboles et des schémas symboliques.

Des expressions comme « j’en ai plein le dos », « j’ai un chat dans la gorge », « il m’a planté un couteau dans le dos » ou « mon cœur est brisé » traduisent une lecture symbolique de ce que nous vivons.

 

Deuxième voie majeure : les rêves. Ils constituent un royaume des symboles, un mode d’expression de notre profondeur.

 

Ils sont souvent obscurs et demandent une vraie connaissance des symboles et de leur signification pour en décoder le sens.


Transformer le symbole, transformer l’expérience

 

Dans le cadre de l’Hypnose Humaniste, il n’est pas nécessaire d’interpréter les symboles de façon analytique ou d’en rechercher l’origine.

 

Le symbole contient déjà tout ce qui est utile à l’intervention, ici et maintenant.

 

Transformer un symbole, c’est déjà engager une transformation vécue : un déplacement intérieur, un apaisement, un recadrage de sens.

 

L’expérience est immédiate pour de nombreuses personnes.

 

Le travail est guidé par un praticien formé, et la personne reste actrice de son processus.

 

Cette efficacité perçue fait des symboles une clé d’accès à la communication avec soi — et donc à la compassion envers soi.

 

Et grâce à cette efficacité, les symboles sont la clé pour ouvrir la porte de la communication avec soi, puis de la compassion envers soi.


Les trois archétypes essentiels (enfant, féminin, masculin)

 

Grâce aux travaux de ses créateurs, Oliver Lockert et Patricia d’Angeli, la formidable particularité de l’Hypnose Humaniste, est d’avoir ouvert une voie structurée vers l’auto-compassion et l’apaisement des rapports avec soi-même.

 

Cela consiste en la découverte et le soin des trois archétypes essentiels : l’Enfant intérieur, le Féminin intérieur,  et le Masculin intérieur.

 

À ne pas confondre avec « l’enfant sacré, le féminin sacré et le masculin sacré », qui appartiennent à d’autres approches.

 

Ces trois archétypes sont les trois composantes essentielles de l’énergie intérieure de la vie, du soi intérieur lui-même.


Et une manière simple et imagée de penser les archétypes est de les considérer comme des énergies.

 

La première, l’énergie de l’enfant intérieur, est l’énergie du possible, des rêves, de la joie, de l’énergie pure, la source de la création.

 

La deuxième, l’énergie du féminin intérieur, est l’énergie logistique, l’énergie de création de la vie, l’énergie de la matrice, la source de la vie.

 

La troisième et dernière, l’énergie du masculin intérieur, est l’énergie de l’action, de la réalisation, du mouvement, de l’alchimie de la matière, de la transformation, de la métamorphose.

 

Ces trois énergies de base composent l’architecture vivante du soi.

 

La vie, ses défis et ses épreuves, peuvent voiler leur rayonnement.

 

Le travail humaniste vise à prendre soin de ces archétypes, à les réconcilier, afin de restaurer une unité intérieure sensible : plus de cohérence, de calme, d’énergie disponible et de direction.



Conclusion : conscience, choix, douceur

 

Avec l’Hypnose Humaniste, il devient possible d’expérimenter la compassion envers soi d’une manière concrète, souvent pour la première fois, et de guérir son soi intérieur par le soin apporté aux archétypes.

 

Un voyage totalement nouveau dans le monde de l’engagement envers soi, de la communication intérieure, et de la conscience.

 

Être conscient fait partie de la compassion envers soi et amène chacun dans le monde des choix — et des choix envers soi.

 

Et si nous considérions que chaque choix est un acte de conscience et un acte de compassion envers nous-mêmes ?

 

Imaginez ce que cela fait d’être au travail, à la maison, dans la légèreté de la conscience de soi et de la compassion envers soi.

 

Imaginez simplement.

 

Prenez une inspiration profonde.

 

Et sentez-le profondément.

 
 
 

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